apnée du sommeil

L'apnée du sommeil, qui peut être due à une obstruction des voies nasales, est en apparence un trouble mineur, mais ses conséquences peuvent être particulièrement néfastes. Ralentissement de la fréquence cardiaque, hypertension ou inattention, la liste est malheureusement longue. Plusieurs solutions s'offrent à vous avant d’en arriver à un traitement chirurgical. L'une d'elles, particulièrement simple, est la thérapie positionnelle.

Le syndrome d'apnées obstructives du sommeil, un mal méconnu

Si les ronflements sont un problème incontestablement bruyant, l'apnée du sommeil est elle un mal silencieux. Le dormeur au cours de son sommeil enchaîne des phases de rétention du souffle, et son organisme se voit pauvrement oxygéné. Tout le corps en pâtit, car le repos n'est plus suffisamment réparateur. Un muscle comme le coeur en souffre directement. Le SAHOS (Syndrome d'Apnées Hypopnées Obstructives du Sommeil) influe même sur la glycémie, avec notamment des risques de diabète accrus. De plus, il faut savoir que l’apnée du sommeil augmente avec l’âge.

Les professionnels de santé ont depuis plusieurs années pris conscience des problèmes causés par le SAOS (syndrome d'apnées obstructives du sommeil) des moyens de traitement efficaces ont été développés, mais ils sont parfois difficiles pour le patient à mettre en place. Notamment, une machine d'assistance respiratoire est souvent utilisée, mais beaucoup de patients ont du mal à l'utiliser toutes les nuits. Sans parler des conséquences sur la vie de couple, déjà mise à mal par les ronflements... On trouve également la prothèse anti-ronflement ou orthèse dentaire mais la thérapie positionnelle reste la solution la moins contraignante. Certaines habitudes peuvent être prises également comme diminuer sa consommation d’alcool, arrêter de fumer et avoir une alimentation saine.

La thérapie positionnelle pour pallier l’obstruction nasale ou des voies aériennes supérieures

Parmi les solutions disponibles pour traiter les apnées obstructives du sommeil on trouve la machine à pression positive continue, l’orthèse d’avancée mandibulaire ou le traitement chirurgical. Une thérapie positionnelle a déjà l'avantage du coût, car il s'agit d'un investissement minime. L'idée est très simple : en changeant la posture du patient au cours de son sommeil, la respiration est favorisée. Pour ainsi dire, libérée, et la position est conservée grâce à un coussin latéral qui maintient le dos. C'est plus qu'un simple coussin, car sa forme permet au corps de "l'apnéiste" de se détendre pleinement, tout en facilitant le travail du diaphragme par la tenue d'une position couchée sur le côté. Une raison essentielle à cette efficacité, c'est que dans plus de la moitié des cas, l'apnée a lieu parce que le patient dort sur le dos. Il s’agit donc d’un traitement passif qui permet de retrouver une bonne qualité de vie.